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Crédit photo: Jimmy Hamelin

Les peurs contrôlées de Mylène Paquette

Publié le 1 février 2017, par Anne Pélouas

L’aventurière québécoise Mylène Paquette, qui a traversé l’Atlantique à la rame en solitaire en 2013, n’a surement pas froid aux yeux… mais, comme tout le monde, il lui arrive d’avoir peur… C’est sur l’eau glacée du Saint-Laurent, près du Bota Bota spa sur l‘eau dans le port de Montréal, qu’elle l’a confié à Découvertes le 31 janvier. C’était à l’occasion d’une enlevante séance de relations publiques destinée à promouvoir de façon originale la cinquième édition du Défi canot à glace Montréal qui aura lieu le 12 février prochain.

On y proposait aux journalistes de vivre l’expérience de ce sport extrême unique au monde  en compagnie d’athlètes se préparant pour la compétition du 12 février et, pour plusieurs équipes, au circuit des sept courses québécoises, commençant le 5 février à Québec durant le Carnaval.

Photo: Julien Héon

Mylène Paquette était là, en tant que capitaine de l’équipe Vive Montréal 375, constituée pour l’année des célébrations du 375ème anniversaire de la métropole. La rameuse accomplie n’avait jamais fait de canot à glace de sa vie et n’a commencé à s’entraîner pour ce sport qu’en septembre dernier. « Il y a beaucoup de choses que j’ai dû apprendre », souligne-t-elle. Son plus gros défi : « trotter et ramer en cadence », un vrai « travail d’équipe » pour celle dont l’exploit s’est fait en solitaire. Et avec une seule rame en canot à glace plutôt que deux. « Pour ça aussi, avoue-t-elle, j’ai dû m’adapter ». Mais le plus difficile, c’est de surmonter ses peurs.

Photo: Anne Pélouas

« L’eau, je connais, poursuit-elle, mais la glace, non. Pas plus que les obstacles qu’on peut rencontrer, comme les roches près des berges ou les amas de glace. Sans compter les courants. » Au large du port de Montréal, où se passera la course, le fougueux courant Sainte-Marie est bien connu (et redouté) des canoteurs. Dans cette discipline, « il faut faire confiance à son barreur et à ses coéquipiers », ajoute Mylène Paquette. À la rame, j’étais seule avec mes peurs et seule à prendre des décisions ». Là, elle avoue avoir eu un peu de mal à perdre le contrôle !

Photo: Maxime Riendeau

Quand on lui demande quelle est son ambition pour la course de Montréal, sur 13 kilomètres en classe Sport (mixte hommes et femmes), elle répond « pas de podium. L’important est de participer et d’avoir du plaisir sur le fleuve ». Face à des équipes qui ont dix à quinze ans d’expérience de canot à glace derrière eux, elle n’espère pas plus mais, l’an prochain, avertit-elle, on visera la performance ».

J’ai embarqué pour ma part avec la sympathique équipe Espace pour la vie, composée d’employés du Biodôme, du Jardin botanique et du Planétarium : régisseurs, vétérinaire, officier de plongée, horticulteur… Tous unis dans une même aventure pour la deuxième année. Avec eux, j’ai « trotté » (un genou plié dans le canot, l’autre trottinant avec des crampons) sur la glace recouverte de neige, puis sur la glace vive et enfin dans une zone de glace flottante. J’ai expérimenté (en douceur) la rame. Le peu que j’ai fait permet de témoigner que le canot à glace, ce n’est pas une partie de plaisir : c’est très cardio, réclamant un très bon esprit d’équipe et une excellente préparation. Y compris du long canot lui-même qui doit être ciré pour mieux glisser. « On utilise le même type de fart que pour le ski de fond, en prenant la température de la neige, et je l’applique avec un chalumeau à toiture », explique Simon, le capitaine des glaces à bord mais par ailleurs officier de plongée au Biodôme et surfeur émérite.

Pour voir à l’œuvre les 180 athlètes de 36 équipes inscrites pour le Défi canot à glace Montréal : en direct de 12h45 à 15 h le 12 février dans le Vieux-Port de Montréal; diffusé aussi sur www.rds.ca

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